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La Chine et le Burundi, amis de tout temps

2020-09-01 16:36:00 Source:La Chine au présent Auteur:LI CHANGLIN
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Situé au centre-est de l’Afrique, juste sous l’équateur, le Burundi a une superficie d’environ 28 000 km2 et une population d’environ 11 millions d’habitants. Il est connu pour sa situation au cœur de l’Afrique. Le 21 décembre 1963, la Chine et le Burundi ont établi des relations diplomatiques. Depuis plus de 50 ans, les deux pays n’ont cessé de renforcer leur confiance mutuelle et d’accroître les échanges humains. Leur coopération pragmatique bilatérale a abouti à des résultats fructueux. Cette coopération se trouve actuellement dans la période la plus faste de son histoire. Les relations entre la Chine et le Burundi ont évolué en une amitié inaltérable.

 

Un haut niveau de confiance mutuelle

 

La Chine et le Burundi ont une vision commune des voies de développement et des concepts diplomatiques, ce qui a jeté une base solide pour l’élévation continue du niveau de leurs relations bilatérales. Les dirigeants burundais attachent une grande importance aux échanges avec la Chine en matière de gouvernance d’État, estimant que la Chine a réussi à trouver une voie de développement différente de celle de l’Occident et que cela offre de nouvelles possibilités aux pays africains, y compris le Burundi.

 

La Chine et le Burundi s’en tiennent à l’exploration indépendante et autonome des voies de développement, rejetant fermement l’ingérence étrangère dans leurs affaires intérieures, l’unilatéralisme et la politique du plus fort. Sur de nombreuses questions internationales et multilatérales, les deux pays se sont soutenus sur les points liés à leurs principaux intérêts majeurs respectifs, défendant énergiquement leur souveraineté et leur sécurité nationales, ainsi que leurs intérêts de développement. Le gouvernement burundais a publié des déclarations gouvernementales sur la situation en mer de Chine méridionale, à Taiwan et à Hong Kong, pour soutenir fermement la position de la Chine. Celle-ci a également apporté un soutien solide au Burundi au Conseil de sécurité et au Conseil des droits de l’homme de l’ONU.


Le 4 juin 2020, l’ambassadeur Li Changlin assiste à la cérémonie de remise de matériel antiépidémique dans le cadre de l’aide de la Chine au Burundi.

 

Lutter ensemble contre le COVID-19

 

Au plus fort de la prévention et du contrôle de l’épidémie de COVID-19 en Chine, le président burundais d’alors Pierre Nkurunziza et le président actuel Évariste Ndayishimiye (alors secrétaire général du parti au pouvoir) ont envoyé des messages de condoléances au président chinois Xi Jinping. Lors d’un briefing organisé par le ministère des Affaires étrangères du Burundi et rassemblant les envoyés diplomatiques étrangers au Burundi pour des échanges sur la prévention et le contrôle du nouveau coronavirus dans leur pays, le ministre burundais des Affaires étrangères d’alors Ézéchiel Nibigira a invité les diplomates étrangers présents à se lever et à applaudir la Chine afin de la féliciter, quand elle a obtenu ses premiers résultats dans la lutte contre l’épidémie. En outre, le gouvernement burundais a publié un communiqué afin, d’une part, de souligner que le virus n’a pas de passeport et ne fait pas de distinction entre les peuples et, d’autre part, de faire appel à la coopération internationale pour vaincre cette crise commune.

 

Lorsque le COVID-19 est apparu au Burundi, la Chine a été le premier pays à fournir de l’aide à ce dernier. Le gouvernement central, des entreprises et des autorités locales de Chine lui ont à plusieurs reprises fourni une grande quantité de matériel d’urgence pour l’aider à lutter contre le virus. Récemment, la professeure Peng Liyuan, épouse du président Xi Jinping, a fait don, au nom du gouvernement chinois, d’un lot de matériel à la première dame burundaise, afin d’aider les femmes, les enfants et les adolescents. De plus, la Chine a invité à maintes reprises le Burundi à assister à des vidéoconférences pour échanger au sujet des mesures de prévention et de contrôle et des techniques de diagnostic et de traitement du COVID-19 avec des experts médicaux. Lors de ma rencontre avec le nouveau ministre burundais des Affaires étrangères Albert Shingiro et le ministre burundais de la Santé Thaddée Ndikumana, j’ai bien expliqué la proposition du président Xi Jinping concernant la construction d’une communauté de santé pour l’humanité, et en particulier des mesures concrètes aidant les pays africains à lutter contre l’épidémie. Je leur ai promis que la Chine chercherait à soutenir le Burundi pour lancer la campagne « Zéro COVID-19 » et continuerait à lui fournir, dans la mesure de ses capacités, diverses formes d’appui et d’assistance en matière de prévention et de contrôle de l’épidémie, ainsi que de rétablissement et de développement économique et social.

 

L’élargissement continuel de la coopération bilatérale

Actuellement, la Chine et le Burundi cherchent à mettre en œuvre les résultats du Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine et ceux de la visite du conseiller d’État chinois et ministre des Affaires étrangères Wang Yi au début de cette année, prenant en considération le Plan national de développement pour 10 ans du Burundi et le programme d’action politique du nouveau gouvernement de ce pays africain.

 

Premièrement, renforcer la construction des infrastructures. En septembre dernier, le nouveau palais présidentiel, érigé avec l’aide de la Chine, a été livré au Burundi. Cette construction a permis à ce pays de disposer pour la première fois depuis son indépendance de son propre bâtiment administratif présidentiel. Par ailleurs, il est prévu que la Chine achève en avril 2022 la construction de la centrale hydroélectrique de Ruzibazi avec une capacité de production d’électricité de 15 MW, qui augmentera de près d’un tiers l’approvisionnement en électricité du Burundi. La Chine a également décidé d’aider le pays à construire la piste et la tour de contrôle de l’aéroport international Melchior Ndadaye, ainsi que le bâtiment administratif destiné à son ministère des Affaires étrangères.

 

Deuxièmement, promouvoir la coopération agricole. Pays dont la population est majoritairement agricole, mais qui n’atteint pas l’autosuffisance alimentaire, le Burundi est désireux d’apprendre les technologies et les expériences avancées de la Chine pour atteindre véritablement la sécurité alimentaire et la modernisation agricole. Des experts agricoles chinois envoyés au Burundi ont essayé de planter du riz hybride dans de nombreuses provinces locales et ont obtenu un haut rendement ; le Centre pilote de la technologie agricole du Burundi, bâti avec l’aide de la Chine, a été achevé et devrait devenir une plateforme importante pour que la Chine transmette la technologie concernée au Burundi et forme des experts locaux en la matière ; la Chine et le Burundi envisagent de faire de l’agriculture un domaine prioritaire de leur prochaine coopération bilatérale et sont en train de discuter activement de nouvelles voies et approches pour approfondir leur coopération.

 

Troisièmement, soutenir la formation des talents. La Chine a édifié une école normale supérieure, une école technique professionnelle et des écoles primaires pour le Burundi. L’ambassade de Chine au Burundi a créé à l’université du Burundi une bourse dite « Bourse de l’ambassadeur chinois » pour soutenir des masters. Ces dernières années, le nombre de bourses d’études octroyées par la Chine au Burundi a continué d’augmenter. Aujourd’hui, étudier en Chine est devenu le premier choix des jeunes Burundais. En outre, plus de 200 fonctionnaires gouvernementaux, représentants de partis politiques et journalistes burundais se rendent chaque année en Chine pour faire des échanges, participer à des formations et faire des reportages.

 

L’approfondissement de la compréhension culturelle mutuelle

Parallèlement à l’enrichissement de la coopération entre la Chine et le Burundi, les deux pays sont bien conscients de l’importance des échanges humains. Depuis la signature de l’accord bilatéral sur les échanges culturels dans les années 1980, leurs échanges humains s’approfondissent de plus en plus. Inscrit sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO en 2014, le spectacle de grand tambour burundais est une tradition qui fait la fierté des Burundais. À l’invitation de la Chine, la troupe de ce spectacle s’est rendue à plusieurs reprises en Chine pour donner de belles performances, par exemple, lors de l’Exposition internationale de Shanghai en 2010, de la vente internationale de charité de Beijing intitulée « Grand amour sans frontières » en 2016 et du Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine en 2018. Et inversement, la Chine envoie tous les ans des groupes artistiques au Burundi pour donner des spectacles avec des artistes locaux, qui sont très appréciés des Burundais. Parallèlement, les échanges entre les médias des deux pays ont également beaucoup contribué au renforcement de la compréhension culturelle mutuelle. En 2017 et en 2018, le journal Le Renouveau a envoyé des journalistes burundais en Chine pour leur permettre de rédiger des reportages durant un séjour de 10 mois, organisé par le Centre africain du Centre international des échanges d’informations de Chine. À travers des entretiens sur le terrain, ces journalistes ont présenté une Chine vraie et objective aux lecteurs burundais.

 

Les Chinois qui travaillent et vivent au Burundi ont également beaucoup contribué à la promotion des échanges et de l’apprentissage mutuel entre les cultures des deux pays. Citons notamment les professeurs et les bénévoles chinois de l’institut Confucius de l’université du Burundi, qui ont non seulement enseigné le chinois et diffusé la culture chinoise, mais aussi appris activement le kirundi et chanté plusieurs chansons locales. « Les Chinois ont fait des efforts pour apprendre le kirundi et chanter des chansons dans notre langue, ce qui a prouvé que la Chine, en tant que grand pays, respectait véritablement un tout petit pays comme le Burundi et mettait sur un pied d’égalité nos deux cultures. Nous sommes vraiment émus de cette action amicale qui a rapproché le cœur du peuple burundais et celui des Chinois », a déclaré un dirigeant burundais de haut rang.

 

Nouvelle ère et nouvelle vision

 

2020 marque une année exceptionnelle pour le Burundi. Le pays a réussi à organiser une élection présidentielle pacifique et le peuple burundais a élu son nouveau chef d’État. Le 8 juin, je me suis rendu à Gitega, capitale politique du Burundi, pour transmettre le message de félicitations du président Xi Jinping au président nouvellement élu Évariste Ndayishimiye. à l’heure actuelle, les gouvernements chinois et burundais œuvrent à satisfaire l’aspiration de leur peuple à une vie meilleure. La Chine a établi les objectifs des « deux centenaires » et le Burundi a proposé le Plan national de développement pour 10 ans. Cela a fourni davantage d’opportunités à la coopération entre les deux pays.

 

La Chine continuera résolument à être le partenaire le plus sincère et le plus fiable du Burundi, l’aidant sur la voie d’un développement indépendant et durable. Je suis convaincu que la coopération entre la Chine et le Burundi dans la nouvelle ère amènera des résultats plus fructueux encore.

 

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