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Élargir l’ouverture apporte de nouvelles opportunités à l’Europe

2018-06-22 14:25:00 Source:La Chine au présent Author:YAO LING
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Le 25 janvier 2018, à l’occasion d’un forum financier annuel organisé dans le cadre de
la 13e Foire internationale financière de Beijing, Huo Xuewen, directeur du Bureau de
travail financier de Beijing, annonce l’élargissement de l’ouverture des financements de Beijing.

En 1975, la Chine a établi les relations diplomatiques avec la Communauté économique européenne. En 1978, soit la première année de l’application de la politique de réforme et d’ouverture en Chine, les deux parties ont signé leur premier accord commercial. Au cours des 40 années suivantes, les relations économiques et commerciales Chine-UE, qui témoignent largement du parcours de la Chine, ont connu trois étapes principales : le déclenchement, les complications et le partenariat. Depuis 2016, la relation bilatérale est entrée dans une nouvelle étape marquée par la coopération sur un pied d’égalité.

L’année 2018 marque le 40e anniversaire de la réforme et de l’ouverture de la Chine. Au mois d’avril, le président chinois Xi Jinping a annoncé, lors de la conférence annuelle du Forum de Boao pour l’Asie, quatre mesures qui visent à élargir l’ouverture de la Chine. Peu après, il a annoncé la décision de faire de toute l’île de Hainan une zone pilote de libre-échange. Tout cela a apporté de nouvelles opportunités à l’UE, le plus grand partenaire commercial de la Chine.

Le 3 juin 2018, des clients font leurs courses dans un magasin
de libre-échange qui propose des produits importés à Shanghai.

Améliorer l’environnement des affaires

Les investissements étrangers ont beaucoup contribué à la réforme et l’ouverture de la Chine, et dans le même temps, les sociétés étrangères installées en Chine ont bénéficié des dividendes de la croissance économique chinoise au cours des quatre dernières décennies. Si la Chine a attiré les capitaux étrangers principalement par diverses politiques préférentielles avant la crise financière internationale, elle attache une plus haute importance à l’amélioration de l’environnement des affaires après la crise.

Visant à créer un environnement des affaires plus amical, le nouveau cycle de mesures adoptées, depuis l’élargissement de l’ouverture en Chine, comprend principalement trois aspects. Premièrement, libéraliser et faciliter davantage les investissements étrangers, par exemple, la publication des listes négatives d’accès au marché des investissements étrangers respectivement applicables à l’ensemble du pays et aux zones pilotes de libre-échange, l’application intégrale du système de la liste négative et de la règle du traitement national dès la phase de pré-établissement, l’élargissement de l’ouverture des services, enfin l’annulation ou l’assouplissement des restrictions sur les investissements dans le secteur manufacturier.

Deuxièmement, soutenir et encourager davantage la concurrence équitable, par exemple, la création de l’Administration nationale de la réglementation du marché, qui unifie des fonctions auparavant dispersées entre la Commission nationale pour le développement et la réforme, le ministère du Commerce et l’Administration nationale de l’industrie et du commerce. Ceci afin de renforcer la supervision et les sanctions sur la concurrence déloyale et les monopoles.

Troisièmement, renforcer la protection des droits de propriété intellectuelle et les sanctions sur leur violation. Par exemple, l’augmentation du plafond d’indemnisation légale, afin de mieux protéger les droits et les intérêts légitimes des investisseurs. Pour cela, la Chine a réorganisé l’Office national de la propriété intellectuelle, avec une application plus stricte des lois pour mettre pleinement en jeu le rôle juridique de dissuasion.

En définitive, l’objectif fondamental des trois aspects cités se résume à l’application de l’équité à tous les chaînons liés aux investissements étrangers ; on peut dire que les mesures concernées répondent aux revendications des entreprises européennes envers la Chine depuis de nombreuses années. La Chine est en passe d’établir un calendrier clair pour accélérer la mise en application de ces mesures, perfectionner la garantie institutionnelle envers les investissements étrangers en Chine et offrir aux entreprises étrangères un accès plus facile au marché intérieur.

Augmenter activement les importations

Le 10 mai 2018, à Yiwu, dans la province du Zhejiang, des techniciens

installent et testent des équipements de haute technologie dans un atelier

d’assemblage de véhicules Geely qui utilise de nouvelles sources d’énergies.

Le président chinois Xi Jinping a souligné que la Chine n’a pas pour objectif de rechercher une balance commerciale positive, et qu’elle espère sincèrement une augmentation des importations, en promouvant la balance des paiements des marchandises régulières. Dès le 1er juillet 2018, la Chine baisse activement le tarif sur plusieurs catégories de produits importés. Premièrement, les automobiles : réduire de 25 % (135 numéros d’identification fiscale) et de 20 % (4 numéros d’identification fiscale) à 15 % les droits de douanes sur les automobiles ; réduire de 8 %, de 10 %, de 20 % et de 25 % (79 numéro d’identification fiscale au total) à 6 % les droits de douanes sur les pièces détachées automobiles.

Deuxièmement, les biens de consommation. Le taux d’imposition moyen des droits d’importation pour les vêtements, les chaussures, les chapeaux, les fournitures de cuisine ainsi que pour les articles de sport et de fitness est diminué de 15,9 % à 7,1 %, tandis que le chiffre est passé de 20,5 % à 8 % pour les appareils ménagers tels que les machines à laver et les réfrigérateurs, de 15,2 % à 6,9 % pour les produits d’élevage, les produits de la pêche et les aliments transformés y compris l’eau minérale, de 8,4 % à 2,9 % pour les produits de nettoyage, les cosmétiques (y compris les produits de soins dermatologique ainsi que les produits de coiffure) et pour certains produits de santé et médicaux. En outre, la Chine organisera, au mois de novembre prochain à Shanghai, la première édition de l’Exposition internationale des importations de Chine, offrant une plate-forme aux différents pays et régions pour augmenter leurs exportations vers la Chine.

Fin 2017, les 28 pays membres de l’UE constituent la plus grande source des importations de marchandises pour la Chine, et ce depuis sept années consécutives. Ainsi, les mesures visant à élargir les importations de la Chine peuvent non seulement répondre aux besoins croissants des Chinois espérant un meilleur niveau de vie, mais également favoriser l’entrée en Chine des produits typiques et caractéristiques européens (y compris les produits agricoles). Selon les données du groupe allemand Volkswagen, la marque automobile a regagné sa place de champion mondial des ventes de véhicules en 2017. Avec 39 % de ses ventes en Chine, et 27,9 % de ses bénéfices d’affaires, la Chine représente le plus grand marché de Volkswagen dans le monde. La réduction des droits de douane sur les automobiles et leurs pièces détachées pourra stimuler la demande des importations de la Chine en matière de véhicules étrangers et augmenter la rentabilité des entreprises automobiles européennes.

Ouvrir davantage le secteur financier

L’ouverture du secteur financier est une partie importante des mesures sur l’élargissement considérable de l’accès au marché annoncées par le président Xi Jinping. On compte douze mesures qui seront mises en application d’ici la fin de cette année. Parmi ces mesures, l’annulation des restrictions sur le taux d’actionnariat des capitaux étrangers des banques et des sociétés de gestion d’actifs financiers occupe la première place.

Pour les économies développées, dans lesquelles les services représentent plus de 70 % de l’agrégat économique, l’accélération de l’ouverture des services chinois représentés par l’industrie financière est sans aucun doute une très bonne nouvelle. Dans le Top 1 000 World Banks 2017 publié par le magazine britannique The Banker, sur les 50 premières places, les établissements bancaires de l’UE en occupent 17. On trouve, entre autres, HSBC (Grande-Bretagne), BNP Paribas (France), Intesa Sanpaolo S.P.A. (Italie), Banco Santander (Espagne), ING (Hollande) et Deutsche Bank (Allemagne). Ces banques européennes, qui ont toutes une histoire des opérations internationales de plus de cent ans, possèdent une grande expérience dans le domaine du développement des affaires et du contrôle des risques. Lors de la crise financière internationale en 2008, la majorité des banques européennes ont subi de lourdes pertes, et leur rentabilité reste encore aujourd’hui insatisfaisante. Grâce à l’assouplissement des restrictions sur les investissements étrangers dans le secteur financier chinois, les banques européennes pourront accélérer leur processus pour entrer sur le marché chinois en bénéficiant des dividendes de la croissance économique domestique, et obtenir une forte dynamique de développement dans des domaines tels que la gestion d’actifs, la finance sur Internet et les affaires bancaires liées aux investissements.

Le marché des véhicules à énergie nouvelle

L’industrie automobile fait partie du petit nombre des industries où le secteur manufacturier chinois maintient encore des restrictions sur les capitaux étrangers. Pour assouplir le plus vite possible ces restrictions, la Chine a établi un calendrier de transition sur cinq ans, par exemple, l’annulation des restrictions sur le taux d’actionnariat des capitaux étrangers dans le secteur des véhicules à énergie nouvelle et des véhicules spéciaux en 2018, qui s’étendra aux véhicules commerciaux en 2020 et aux véhicules pour passagers en 2022. Par ailleurs, on annulera la limite du maximum de deux sociétés mixes en Chine.

Ces dernières années, l’une des demandes principales des entreprises automobiles européennes consiste à augmenter leur part sur le marché chinois des véhicules à énergie nouvelle. De 2015 à 2017, la Chine est devenue le plus grand marché de vente de véhicules électriques dans le monde pendant trois ans consécutifs. D’après l’Association chinoise des constructeurs automobiles, 777 000 véhicules électriques (dont 84 % sont purement électriques) ont été vendus en Chine en 2017, une augmentation de 53,3 % par rapport à l’année précédente. Cependant, ce volume de vente ne représente que 2,7 % du marché automobile chinois. Au cours des trois dernières années, la vente des véhicules électriques a connu une croissance de 148,8 % en Chine, confirmant un grand potentiel.

Les sociétés automobiles européennes seront les plus grandes bénéficiaires de l’assouplissement des restrictions sur le taux d’actionnariat des capitaux étrangers en matière d’énergie nouvelle. Depuis 2017, Volkswagen, Daimler et BMW, trois grandes marques allemandes, ont successivement développé des collaborations avec les entreprises chinoises pour fabriquer des véhicules à énergie nouvelle. Après la mise en application des mesures concernées dans les zones pilotes de libre-échange d’ici à la fin de cette année, les sociétés automobiles européennes pourraient accélérer les investissements dans le secteur des véhicules à énergie nouvelle en Chine.

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