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La consommation verte pour une vie meilleure

2020-07-30 18:04:00 Source:La Chine au présent Auteur:ZHANG LI
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Au milieu de l’été, une ferme forestière de Saihanba accueille les familles.

 

Influencés par l’épidémie de COVID-19, la conscience et les choix de consommation des peuples ont connu un changement actif ou passif : alors qu’on s’était habitué à accepter les commodités produites avec des émissions de carbone élevées, on se rend compte, au lendemain de l’épidémie, que beaucoup d’entre elles ne sont pas nécessaires et que l’avenir de la Terre dépend étroitement de chacun de nous.

 

Lors de l’édition 2020 du « Jour de la Terre » (le 22 avril), Friends of Nature, une organisation civile de protection de l’environnement a lancé en Chine une enquête publique par questionnaire. Celle-ci s’adressait à des groupes spécifiques et a mis l’accent sur l’opinion publique concernant les changements de comportements personnels provoqués par l’épidémie et la manière de réagir et de choisir un mode de vie sobre en carbone.

 

Plus de 11 000 personnes ont participé à cette enquête durant un mois. Les résultats montrent que l’épidémie a changé nos préoccupations dans la vie quotidienne et qu’une bonne santé constitue l’un des éléments les plus importants d’une vie meilleure aux yeux des sondés. Plus de la moitié des personnes interrogées se déclare prête à soutenir la protection de l’environnement et la sécurité climatique par des actions de consommation bas carbone. Dans le même temps, l’enquête a révélé des difficultés et des doutes rencontrés par le public pour mettre en œuvre de telles actions.

 

Nouveau mode de vie

 

À l’heure actuelle, la lutte contre l’épidémie continue sur la planète. Son ampleur et son impact ont largement dépassé le domaine de la santé publique.

 

Quels changements de comportements personnels à faible consommation de carbone l’épidémie a-t-elle apportés au public ? Et les gens s’en tiendront-ils à un tel mode de vie sobre en carbone malgré les nouveaux plans de relance économique élaborés par les différents pays ? En s’appuyant sur ces questions, Friends of Nature a développé son enquête avec le soutien de l’Energy Foundation. Celle-ci s’adressait à trois groupes : des parents qui ont un enfant âgé de 0 à 15 ans, des étudiants et des employés. Ils sont des représentants des principaux consommateurs et des décideurs au cours des deux prochaines décennies.
 
Après l’épidémie, plus de 70 % des sondés affirment avoir commencé à faire la cuisine chez eux, ce qui est plus sain et plus vert, en réduisant la pollution causée par le gaspillage et les repas à emporter ; presque 40 % des sondés choisissent d’apporter leur propre vaisselle quand ils mangent en dehors de leur maison.

 

En matière de déplacement, davantage d’employés et d’étudiants préfèrent marcher et faire du vélo ; en ce qui concerne la consommation, plus de 90 % des personnes interrogées déclarent que leur fréquence d’achats a considérablement diminué par rapport à leur habitude d’avant l’épidémie, et pour 63,1 % des sondés, ce changement leur a permis de prendre conscience que certaines choses ne sont pas nécessaires.

 

Par ailleurs, 76,6 % des sondés sont plus préoccupés par la santé et les soins médicaux et 53,9 % des sondés prêtent plus attention aux changements de l’environnement naturel et aux questions liées à la faune, ce qui pourrait annoncer un plus grand soutien au travail de protection de l’environnement. Plus de 90 % des personnes interrogées reconnaissent que l’environnement et le climat sont étroitement liés à une vie meilleure.

 

L’épidémie de COVID-19 a fait émerger divers nouveaux modes de vie, entre autres, le travail à domicile, l’offre de services sans contact et la réduction des déplacements.
 

 

Un concept centré sur l’écosystème

 

Face à l’épidémie, plus de 98 % de personnes interrogées ont pris conscience des défis « invisibles ». Selon l’enquête, les trois principaux challenges résident dans les conditions météorologiques extrêmes et les maladies infectieuses causées par le changement climatique qui menacent la sécurité des gens, dans la pollution de l’environnement qui affecte leur santé, et dans la pénurie de ressources ainsi que son impact sur le développement économique.

 

En ce qui concerne la manière d’interagir avec la nature, plus de 60 % de sondés estiment que les ressources de la Terre ne sont pas inépuisables, et l’opinion qu’il ne faut pas endommager l’environnement à son propre avantage est partagé par 79,5 % de sondés. Cela signifie que de plus en plus de gens se rallieraient à un concept écologique centré sur l’écosystème plutôt que sur l’homme, ce qui constitue une base importante pour développer un environnement sain et la sécurité climatique.

 

D’autre part, l’enquête a révélé le manque de cognition des peuples, à titre d’exemple, sur l’urgence des questions environnementales et climatiques. À peu près 50 % des salariés ne sont pas conscients de la corrélation entre l’environnement et l’augmentation des dépenses énergétiques et alimentaires, et les avis sont assez partagés sur les impacts possibles du changement climatique sur l’environnement. En outre, il est encore nécessaire de vulgariser des connaissances de base sur la réduction des émissions de carbone.

 

L’épidémie témoigne qu’il est possible de mener une vie à un rythme ralenti ; les sentiments positifs de la majorité des gens sur les changements concernant les repas, les déplacements et la consommation prouvent que nous avons la capacité de pratiquer un meilleur mode de vie pour nous-mêmes et pour la Terre.

Le changement de la consommation personnelle vers le bas carbone peut rendre la vie meilleure, et cette transformation suppose l’effort de tous.

 

 

*ZHANG LI est journaliste de China Environment News.

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