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Forum de Boao : points clés de la coopération régionale en Asie

2019-05-05 11:19:00 Source:La Chine au présent Auteur:LIU DONG
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Session parallèle de la Conférence annuelle 2019 du Forum de Boao pour l’Asie : « “La Ceinture et la Route” : construire des “routes’’ pour la mondialisation »
 
LIU DONG, membre de la rédaction

 

Aujourd’hui, le monde connaît des bouleversements énormes d’une ampleur sans précédent depuis un siècle. Le processus de mondialisation économique a subi de profonds changements, tandis que le multilatéralisme vit une période de grands ajustements. Dans ce contexte, il est urgent de transformer et de remodeler le système international et l’ordre mondial existants.

 

En 2019, l’économie mondiale est en proie à des incertitudes et une instabilité croissantes. Certains pays développés ont modifié leur politique d’ouverture, alors que les environnements internes et externes des économies émergentes d’Asie ont également connu des changements qualitatifs. L’Asie, en tant que pilier important du paysage économique mondial, est la région qui concentre le plus d’économies émergentes sur la scène internationale au XXIe siècle. Face à la nouvelle situation complexe et volatile, où les principales économies suivent une évolution différente et les nouvelles révolutions technologiques débouchent sur des percées, l’interaction entre l’Asie et l’économie mondiale devient un nouveau modèle.

 

La Conférence annuelle 2019 du Forum de Boao pour l’Asie, qui s’est tenue fin mars, a dressé le bilan de l’économie asiatique et de la coopération régionale. Elle a analysé les changements apportés par la réforme et l’ouverture de la Chine ainsi que les forces motrices qu’elles ont insufflées à l’économie asiatique, tout en envisageant les perspectives de développement en Asie.

 

Une coopération régionale active en Asie

 

Au début de 2019, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont révisé à la baisse leurs prévisions de croissance économique mondiale pour cette année et l’année suivante. Cet acte est révélateur du fait que la croissance économique mondiale manque de dynamisme, un problème qui s’accompagne de nombreuses incertitudes, de contradictions structurelles et de déséquilibres au niveau du développement. Hans-Paul Bürkner, président du conseil d’administration de Boston Consulting Group (BCG), a souligné que, face aux incertitudes de l’économie mondiale, la seule approche à adopter était l’union et la concertation. La coopération est la seule réponse à toutes les incertitudes.

 

Déjà, en 2018, les économies asiatiques avaient décidé de mettre en œuvre, de concert, des mesures efficaces pour promouvoir le processus d’intégration régionale. Selon le Rapport annuel 2019 sur le progrès de l’intégration économique asiatique publié par le forum, 17 nouveaux accords de libre-échange ont été signés en Asie en 2017-2018 et environ 70 accords bilatéraux sont actuellement en cours de négociation ; par ailleurs, les discussions en vue de la ratification d’accords de haut niveau tels que l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (CPTPP) et le Partenariat économique régional global (RCEP) continuent de s’accélérer considérablement. La région Asie-Pacifique est sans aucun doute l’une des régions les plus actives au monde et son interdépendance économique ne cesse de croître.

 

En vertu du Rapport annuel 2019 sur la compétitivité asiatique publié par le forum, à l’avenir, l’Asie s’avancera vers de belles perspectives économiques et devrait devenir le plus grand espace de coopération régionale au monde. Les économies d’Asie, qui ont traversé la tourmente financière asiatique et la crise financière internationale, ont appris à mieux se prémunir face aux risques. Conséquence : l’ouverture et la coopération économiques ont maintenu leur élan dans la région, et ces économies sont devenues l’un des principaux moteurs du développement économique mondial.

 

Zhang Tao, vice-président du Fonds monétaire international, a estimé que si toutes les barrières non tarifaires étaient levées, l’économie asiatique bénéficierait d’une hausse de son PIB de 10 à 15 % sur les dix prochaines années.

 

Le Rapport annuel 2019 sur la compétitivité asiatique indique également qu’en tant que pôle majeur des échanges internationaux en Asie, l’économie chinoise, bien qu’elle souffre des coups portés par des facteurs externes et d’un ralentissement de sa croissance, a fait preuve d’une grande résistance aux chocs et a servi de pilier principal pour l’économie asiatique.

 

Le 21 mars 2019, lors de la 27e édition de China Content Broadingcasting Network, un visiteur expérimente les technologies VR et AR basées sur la technologie 5G.

 

La technologie numérique, nouveau moteur de l’économie asiatique
 
En réponse à la révolution technologique et à la transformation industrielle qui s’élargissent et s’approfondissent dans le monde, l’économie asiatique appelle à l’exploitation de nouvelles forces motrices pour maintenir un développement durable. La quatrième révolution industrielle basée sur la technologie numérique est un élément clé qui déterminera le nouvel échiquier économique asiatique.

 

Selon l’analyse de Jenny Shipley, ancienne femme premier ministre de la Nouvelle-Zélande, la transformation apportée par la 5G transformera à jamais de nombreuses choses de notre quotidien. Selon elle, les chiffres de l’économie mondiale seront plus importants en 2050, mais la part des États-Unis dans ce total diminuera, tandis que celle de l’Asie augmentera.

 

Promouvoir une intégration régionale plus poussée de l’économie asiatique constitue une tâche primordiale pour les dirigeants asiatiques, et à cet effet, la technologie numérique revêt une grande importance pour renforcer l’intégration régionale en Asie. Hoe Ee Khor, économiste en chef du Bureau de recherche macroéconomique de l’ASEAN + 3, a prédit qu’au cours des 10 à 15 prochaines années, la population à revenu intermédiaire en Asie va élargir ses rangs et le continent continuera à favoriser l’intégration via le numérique. Comme chacun le sait, la meilleure solution consiste à redéfinir les règles du jeu, a-t-il ajouté. Dans cette optique, les technologies, de plus en plus interconnectées, pourraient contribuer à la réalisation de l’intégration régionale. Et plus la connectivité sera solide, plus les forces conjointes seront vives.

 

Un grand nombre d’ouvriers industriels craignent que le progrès technologique n’entraîne le chômage. Le professeur Zhang Yuyan, chercheur chevronné et directeur de l’Institut d’économie et de politique mondiales de l’Académie des sciences sociales de Chine, nous a éclairé sur ce sujet. D’après lui, du point de vue du développement humain, les technologies de plus en plus avancées n’ont pas mené à la réduction des emplois mais au contraire, ont augmenté le nombre de postes. Progrès technologique et emploi ne sont donc pas contradictoires.

 

Hitoshi Suzuki, membre du Conseil de direction de la Banque du Japon, a également fait remarquer que certains individus alimentent les inquiétudes autour des technologies de pointe, prétendant que les humains seront éliminés par les nouvelles technologies. Cependant, à son avis, ces technologies, qui faciliteront notre vie, progresseront lentement au fil du temps et nous devrons procéder à des ajustements en adaptation à la nouvelle donne. Pour lui, le plus important, c’est que les gens apprennent à rester ouverts aux changements à venir et à eux-mêmes évoluer.

 

La Chine favorise le développement commun de l’Asie
 
Du point de vue de Gloria Macapagal Arroyo, ancienne présidente des Philippines, la réforme et l’ouverture de la Chine qui ont eu lieu au cours des quatre dernières décennies ont façonné un nouveau modèle de développement économique pour le monde. Dans ce modèle, la Chine continue de s’épanouir au sein d’un marché économique gigantesque et joue le rôle de partenaire de développement de la communauté internationale.

 

Dans le Rapport annuel 2019 sur la compétitivité asiatique, la compétitivité globale de 37 économies d’Asie-Pacifique est évaluée au regard de cinq indicateurs, à savoir l’efficacité de l’administration des affaires, l’état des infrastructures, la vitalité économique globale, le niveau de développement social, le capital humain et les capacités d’innovation. La Chine est classée en 9e position depuis six années consécutives, mais affiche l’indice de vitalité économique globale le plus élevé.

 

Selon ce rapport, en termes de croissance économique, d’emploi, de prix et de revenus, l’économie chinoise actuelle progresse à un rythme régulier et s’inscrit dans une fourchette raisonnable. En outre, la structure économique ne cesse d’être optimisée dans le pays, tandis que la qualité et l’efficacité du développement s’améliorent constamment.

 

François Hollande, ancien président de la République française, a déclaré que ce qui caractérise aujourd’hui la Chine c’est qu’elle peut conjuguer une grande performance technologique et un savoir-faire remarquable dans plusieurs secteurs, et qu’elle peut continuer à être un atelier industriel qui fabrique beaucoup de produits pour le monde entier. Et d’ajouter que le « modèle chinois », c’est celui qui a une vision longue, capable de mobiliser toutes ces forces intérieures et de faire le choix de l’ouverture sur le monde.

 

Dans le contexte de la propagation du protectionnisme dans le monde, la Chine poursuit résolument l’élargissement de son ouverture et soutient fermement la libéralisation du commerce ainsi que la mondialisation économique par une série de mesures. Les bénéfices générés par son ouverture ont profité à l’économie mondiale, dont les pays asiatiques.

 

Li Baodong, secrétaire général du Forum de Boao pour l’Asie, a annoncé que la dépendance vis-à-vis des investissements directs commerciaux dans la région restait supérieure à 50 % et que l’intégration régionale s’était accélérée.

 

L’initiative « la Ceinture et la Route », initiative majeure de la Chine visant à mettre en place un nouveau modèle d’ouverture sur tous les plans, a vigoureusement promu l’intégration économique Asie-Europe et renforcé la compétitivité de l’Asie. Les pays riverains participent activement à la coopération dans le cadre de l’initiative tout en s’en tenant au principe « concertation, synergie et partage ». Ils ont promu le commerce et les investissements, favorisant ainsi la formation d’un vaste marché dans la région asiatique.

 

Fin avril 2019, 126 pays et 29 organisations internationales, dont de nombreux pays asiatiques, ont signé avec la Chine 173 documents de coopération sur la construction conjointe de « la Ceinture et la Route ». Selon le rapport, le volume des échanges de marchandises entre la Chine et les pays partenaires a totalisé plus de 6 000 milliards de dollars, et les investissements directs étrangers ont dépassé 60 milliards de dollars, tout en créant plus de 200 000 emplois pour les habitants.

 

Zhang Yuyan a souligné que l’initiative « la Ceinture et la Route », nouvelle plate-forme de coopération internationale, se distingue par son caractère très inclusif et contribue à dissiper un grand nombre d’incertitudes qui planent sur l’économie mondiale.

 

La mise en œuvre de l’initiative « la Ceinture et la Route » permet également aux pays riverains de partager des bénéfices concrets se traduisant par les échanges culturels, la coopération médicale, la réduction de la pauvreté par l’éducation, la finance inclusive, le tourisme spécialisé, la protection de l’environnement et la réduction de la fracture numérique. Ces bénéfices affermissent l’assentiment de l’opinion publique à la participation des pays riverains, renforçant ainsi le fondement social de l’intégration économique régionale en Asie.

 

Depuis le lancement de l’initiative « la Ceinture et la Route » il y a près de six ans, la voie de la coopération s’est élargie. La construction conjointe de « la Ceinture et la Route » ouvertes, inclusives, équilibrées et mutuellement bénéfiques pour les pays asiatiques constitue une approche efficace pour renverser les incertitudes mondiales et bâtir une communauté de destin pour l’humanité.

 

David Daokui Li, professeur titulaire de la chaire Mansfield Freeman en économie à l’université Tsinghua et directeur du Centre pour la pratique et la pensée économiques chinoises de cette université, est d’avis qu’à l’avenir, la Chine, principal moteur et amortisseur de l’économie mondiale, devrait participer davantage à la co-gouvernance mondiale, en négociant avec l’Europe et les États-Unis la prochaine étape des règles du commerce international. En conclusion, il a affirmé que la Chine a pour mission de passer de la phase « participation à la mondialisation » à la phase « co-gouvernance mondiale ».  
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