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L'innovation est vitale pour la réforme et l’ouverture

2019-01-02 15:45:00 Source: Author:XIA YIPU
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Zone économique spéciale de Shenzhen, 29 septembre 2017 

 

XIA YIPU* 

 

« L’avenir dépend de l’orientation choisie, et le destin dépend de la voie choisie ». La mise en application de la réforme et de l’ouverture il y a 40 ans a déterminé l’orientation du développement du socialisme à la chinoise : émanciper et développer les forces productives de la société, renforcer la puissance globale de notre pays socialiste. Le camarade Deng Xiaoping a affirmé, de manière scientifique, que « la pauvreté n’est pas du socialisme » et que « suivre l’évolution de notre temps, c’est l’objectif que doit atteindre la réforme ».  

  

« La réforme et l’ouverture constituent un grand réveil du PCC. C’est justement ce grand réveil qui a donné naissance à la grande création théorique et pratique par le PCC. La réforme et l’ouverture constituent une grande révolution dans l’histoire du développement du peuple chinois et de la nation chinoise. C’est justement cette grande révolution qui a généré un grand bond de l’œuvre du socialisme à la chinoise », a souligné Xi Jinping, secrétaire général du Comité central du PCC, dans son important discours prononcé au rassemblement commémorant le 40e anniversaire de la réforme et de l’ouverture. Il a ajouté :  

  

« La pratique des 40 ans de réforme et d’ouverture nous enseigne que l’innovation est vitale pour la réforme et l’ouverture. » Les grands arbres toujours verdoyants, les fleuves aux vagues déferlantes et les rayons de soleil aux éclats splendides font partie du renouvellement continu de la nature et illustrent son pouvoir extraordinaire et une vitalité débordante. 

 

Une tentative hardie sans précédent dans l’histoire

  

Comme le secrétaire général Xi Jinping le confirme : « Il n’existe pas de règle d’or à suivre pour la réforme et le développement en Chine, pays riche d’une civilisation de plus de 5 000 ans et comptant plus de 1,3 milliard d’habitants. Personne n’est dans la position de pouvoir dicter au peuple chinois ce qui doit ou ne doit pas être fait. » L’absence de précédent et d’expérience en guise d’inspiration était un problème courant au début de la réforme et de l’ouverture, mais cela n’est pas devenu une source d’immobilisme et n’a jamais enfermé dans un carcan l’esprit d’initiative et le courage de l’innovation du peuple chinois.

  

De petit bourg frontalier habité par des pêcheurs à une métropole avec des édifices déposés en rangs serrés et une population nombreuse, Shenzhen est montée en puissance grâce à la réforme et l’ouverture dès 1979. Témoin des 40 années d’énormes changements sur le territoire chinois, la ville se tient toujours à l’avant-garde de la réforme et de l’ouverture. Après la 3e session plénière du XIe Comité central du PCC, Xi Zhongxun, alors premier secrétaire du comité du PCC pour la province du Guangdong, présenta un rapport au Comité central du PCC, demandant de prendre l’initiative dans la réforme, en avançant l’idée de créer des zones du commerce extérieur de sous-traitance. Très rapidement, en 1980, l’établissement de la zone économique spéciale de Shenzhen fut approuvé. Deng Xiaoping, architecte en chef de la réforme et de l’ouverture, se rendit deux fois à Shenzhen et recommanda de montrer plus d’audace et d’oser faire des expériences nouvelles. Pendant ces 40 ans, Shenzhen a promu sans relâche la réforme du système économique, orientée vers la marchéisation du socialisme à la chinoise, et elle a mis pleinement en valeur le rôle décisif du marché dans la distribution des ressources. Pendant ces 40 ans, Shenzhen a fait de l’innovation le moteur de son développement, elle a mis en application la stricte protection de la propriété intellectuelle, perfectionné le système de services en matière de financement des technologies, mis en place une chaîne écologique innovante couvrant « la recherche fondamentale, la résolution des problèmes technologiques clés, l’application des acquis et le financement des technologies ».

  

L’expérience de Shenzhen a prouvé qu’il est impossible de prendre de l’avance dans le développement sans saisir le courant de l’innovation. En ce sens, l’innovation représente non seulement la vie de la réforme et de l’ouverture, mais aussi le moteur essentiel du progrès social.

  

La sagesse et la vision, la maîtrise des tendances de l’époque, les opportunités saisies au cours des changements historiques, l’adoption d’une attitude tolérante à l’égard des erreurs commises dans l’expérimentation, dont ont fait preuve les dirigeants, ont été la raison pour laquelle les pionniers ont osé faire de nouvelles expériences. Cette attitude des dirigeants a renforcé la confiance de ces pionniers dans l’avenir radieux de la réforme en dépit du chemin sinueux, donnant une impulsion à l’innovation chez d’innombrables successeurs.

  

 

Le 17 septembre 2018, les ingénieurs font les derniers tests avant le lancement d’un satellite. 

 

Une réforme audacieuse libérée du carcan de la pensée unique

  

La libéralisation la plus radicale est celle réalisée sur le plan idéologique et la réforme la plus fondamentale est celle faite sur le plan spirituel. En 1978 lorsque le Parti et l’État se trouvaient à un tournant historique critique, la 3e session plénière du XIe Comité central du PCC a brisé le cercle des erreurs « de gauche » en cours depuis de longues années, a rompu avec le principe erroné du « double soutien inconditionnel » et s’est débarrassée du joug idéologique sur la distinction entre partisan du socialisme ou du capitalisme, pour s’engager avec audace sur la voie de la réforme visant à construire le socialisme à la chinoise.

  

Les entreprises d’État étant vitales pour l’économie nationale, une réforme approfondie de ces entreprises était nécessaire pour promouvoir la grande révolution de la réforme et de l’ouverture axée sur la construction économique. Cette réforme, aux implications multiples et aux relations complexes, demeurait le chaînon clé, le point essentiel et la tâche difficile de la réforme du système économique. La première décennie a été consacrée à une réforme du mode d’exploitation et de gestion axée sur la décentralisation des pouvoirs et la distinction entre la gestion et la propriété ; la deuxième décennie a été dédiée à une réforme du système des entreprises basée sur la transformation du mécanisme d’exploitation de ces dernières, l’établissement d’un système d’entreprise moderne et la réorganisation des entreprises d’État ; de 1998 à 2012, un mécanisme de contrôle et de gestion des biens de l’État a été adopté et axé sur le réajustement stratégique de l’économie publique, l’établissement de la Commission de contrôle et d’administration des biens publics du Conseil des affaires d’État, le perfectionnement de la structure d’administration par la personne morale dans les entreprises d’État et la réforme des monopoles ; depuis le XVIIIe Congrès du PCC tenu en 2012, la réforme des entreprises d’État a été approfondie, ayant pour point d’entrée le développement du secteur de propriété mixte, et les réformes dans les secteurs concernés ont été poursuivies.

  

Après 40 ans d’études théoriques et de pratique suivies selon quatre étapes, la réforme des entreprises d’État a fourni un soutien et un espace de développement pour l’économie privée, les deux se développant rapidement et en synergie. L’année 2018 marque la 15e année consécutive de la croissance du nombre d’entreprises chinoises figurant dans le palmarès du Top 500 du Fortune Global. On compte 120 entreprises chinoises, dont 83 entreprises d’État et 37 entreprises privées, la Chine occupant la 2e place juste après les États-Unis (126). Dans le même temps, la réforme des entreprises d’État a permis d’optimiser la répartition géographique et la structure de l’économie publique, de renforcer la capacité innovante de ces entreprises, jetant les fondements favorables à une croissance rapide et durable de l’économie chinoise et à la réalisation d’un développement innovant et haut de gamme. Ces dernières années, les entreprises d’État dans les domaines de la grande vitesse ferroviaire, de l’ultra-haute tension, du vol spatial habité, de l’exploration de la lune, de la plate-forme de forage en mer profonde et de la plongée à grande profondeur sont devenues des modèles typiques de l’innovation technologique chinoise.

  

Mais il ne faut pas confondre réforme audacieuse et réforme dans tous les sens. Elle doit se conformer aux lois objectives du progrès social chinois. Le secrétaire général Xi Jinping a indiqué dans son discours prononcé lors du grand rassemblement célébrant le 40e anniversaire de la réforme et de l’ouverture que la réforme et l’ouverture doivent, à la lumière de la pensée du socialisme à la chinoise de la nouvelle ère et de l’esprit du XIXe Congrès du Parti, se baser sur les « quatre confiances ». Il faut saisir fermement l’ensemble des actions de la réforme et de l’ouverture tournées vers l’avenir ; il faut que la réforme se conforme avec l’amélioration et le développement du socialisme à la chinoise, et avec la modernisation du système et de la capacité de gouvernance de l’État ; il faut réformer résolument ce qui doit et peut être réformé, alors qu’aucun changement ne sera fait là où la réforme n’est pas nécessaire et quand il ne peut y avoir de réforme.

  

Travailler dur contre vents et marées

  

La nouvelle ère appartient aux personnes qui travailleront dur. Il faut à la fois avoir une grande détermination et accomplir des actions concrètes. Le secrétaire général Xi Jinping a dit : « Le grand rêve ne se réalisera pas en restant dans l’expectative ou par des slogans, mais par un travail dur et concret. » Pendant les 40 ans de réforme et d’ouverture, le peuple chinois a obtenu d’innombrables réalisations. Nourri par de nobles ambitions, le peuple chinois n’a d’autre souhait que de suivre vaillamment la voie tracée. La réforme entre aujourd’hui dans une « zone en eau profonde », les tâches faciles ont été accomplies, il ne nous reste que les plus difficiles à réformer. Plus la réforme sera approfondie, plus de difficultés seront rencontrées. Cependant, il n’y a plus de retour en arrière possible. Il faut maintenir le cap fermement pour surmonter toutes les difficultés.

  

Les 40 ans de réforme et d’ouverture sont caractérisés par le travail d’arrache-pied et le sens des responsabilités du peuple chinois. Pendant ces 40 ans, le pays a connu des changements prodigieux : le PIB est passé de 367,9 milliards de yuans à 82 700 milliards de yuans en 2017, soit une croissance annuelle moyenne de 9,5 % ; la proportion du PIB chinois dans le PIB mondial est passée de 1,8 % au début de la réforme et de l’ouverture à 15,2 % ; la contribution chinoise à la croissance économique mondiale dépasse 30 % depuis des années, la Chine devenant la deuxième économie du monde. Ces réalisations ne sont pas tombées du ciel, ni données en aumône par autrui, elles sont devenues réelles grâce au travail, à l’intelligence et au courage de tout le Parti et tout le peuple chinois multiethnique.

  

Au cours des 40 ans de lutte, sont apparu des modèles de la construction socialiste. On compte parmi eux Jiao Yulu, Deng Jiaxian, Qian Xuesen, Wang Jinxi, Kong Fansen, Zhong Nanshan et Nan Rendong, qui ont pris en charge le développement du pays. Tous ensemble, avec les bâtisseurs du socialisme à la chinoise, ils ont lutté en étant guidé par le sens des responsabilités et de la mission et ils ont poussé la Chine à se développer comme un pays dynamique et prospère.

  

À travers la lutte inlassable de la réforme et de l’ouverture, tous les travailleurs, bâtisseurs et patriotes participants ont senti une dynamique sans précédent en Chine ; tous les gens ayant vécu cette période historique ont une nouvelle compréhension d’eux-mêmes à travers cette création et cette révolution grandioses, et ce en réalisant le grand bond idéologique contenu dans la cause du socialisme à la chinoise.
 

*XIA YIPU est docteur et chercheur de l’Académie des sciences sociales de Chine. 

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